Mercredi 31 mai 2006
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C'est en écoutant "I Will" de Radiohead que j' ai décidé de parcourir mon ancien blog (20six.fr/xes_ghost, la flemme de faire une balise a href) tout à fait défunt. Et je suis tombé sur un texte que j'avais écrit, et je me suis impressionné (re-EDIT: ironie inside, non parce qu'il y a des gens qui croient que je me la pète :D) ^^. Voilà donc le texte en question s'appelait "Lubie d'eau" en référence à "libido".
Je me rappelle ces nuits. Je caresse des seins après quelques gouttes d'elixir. On perd des sens sous ces aller-retour incessants. Le doux bébé qui sommeillait hier a choisi de troquer sa bonne conscience pour faire face à son sadisme. J'assouvis une pulsion glissante, suintante, enivrante. Peut-être. Des cris dans la nuit que certaines âmes savourent, perverses.
Le lendemain, je passe une autre. Des organes déchirés se mêlent aux fluides. Car après tout, nous sommes tous des hommes. Car on s'en fout des dogmes. Car certains pleurent et qu'on s'en fout. Car moi je veux y croire à cette putain d'utopie. Prise sur un table ou contre un mur, tous pareils, on s'oublie. On enfonce, on s'enfonce.
Encore un verre car la nuit est à nous. Car les lumières citadines hurlent jusqu'à s'éteindre. Moi je me mets à nu, juste pour baiser car l'amour est pour les fous. Et moi je veux des caresses, car celles-ci sont nécessaires. La vie est érectile, mais elle ne jouit que quand ils souffrent. Toi qui tombe, toi qui sombre, tu te fais avoir comme un con, car tu es. Toi la conne, défoncée, qui ne pense qu'aux regrets.
Car on est tous pareils, car on est tous des hommes. Car on ne cherche qu'une seule chose, c'est s'émerveiller du mal. C'est faire vivre quelques secondes de vie qui nous fait bander. Car c'est que du cul à vocation étyllique. Vous parlez d'oubli, moi je parle de temps. Vous êtes forts en désir, moi je parle de besoin. Vous êtes en vie, moi j'existe. Je détruis l'eau de rose et m'explose à l'eau-de-vie. Puisque vous êtes tous des bulles, moi je crée mon monde.
Car après tout nous sommes comme une jouissance, si bonne et éphémère.
EDIT: J'ai fait lire pour la première fois ce texte à un ami "réel" (genre pas sur internet) et on a pu débattre sur certains points de "Lubie d'Eau". Plaisant.
Par Nihilo
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Publié dans : Errances et Lamentations
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